AMII (zone)
Zone où le déploiement de la fibre a été confié aux opérateurs privés dans le cadre d'un accord avec l'État datant de 2011, généralement en villes moyennes. Limite : ces engagements privés n'ont pas toujours été tenus dans les délais annoncés, ce qui a occasionné des rattrapages négociés avec l'ARCEP. Concrètement, les zones AMII affichent aujourd'hui un taux de couverture FTTH d'environ 95 %, un déploiement quasiment achevé mais qui a mis plus de dix ans à se concrétiser.
Source : les zones AMII affichent aujourd'hui un taux de couverture FTTH d'environ 95 %
Colonne montante
Ensemble des câbles et gaines techniques qui traversent verticalement un immeuble pour distribuer la fibre à chaque étage jusqu'aux logements. Limite : dans les immeubles anciens, l'absence ou la vétusté de cette colonne montante est l'une des causes les plus fréquentes d'échec de raccordement, nécessitant des travaux en parties communes votés en assemblée générale de copropriété.
Mutualisation (fibre)
Principe selon lequel une même infrastructure fibre déployée par un opérateur peut être utilisée par les autres opérateurs commerciaux via un point d'accès commun. Limite : cette mutualisation garantit la concurrence entre FAI mais implique que tous les opérateurs présents sur un même immeuble dépendent in fine du même point de mutualisation physique, un incident à cet endroit affectant alors plusieurs opérateurs simultanément.
NRA (Nœud de Raccordement Abonnés)
Répartiteur téléphonique historique où arrivent les lignes cuivre, point de référence pour les technologies ADSL et VDSL2. Limite : ces équipements sont progressivement mis hors service à mesure que le réseau cuivre ferme commune par commune d'ici 2030, rendant obsolète toute référence à un NRA dans les zones déjà basculées en fibre.
Source : le réseau cuivre ferme commune par commune d'ici 2030
NRO (Nœud de Raccordement Optique)
Local technique où arrivent les fibres optiques d'un opérateur avant leur distribution vers les foyers d'une zone géographique donnée. Limite : un NRO dessert une zone entière (dite « zone arrière NRO ») ; un incident à ce niveau peut donc priver de connexion un grand nombre d'abonnés en même temps, contrairement à une panne localisée au PBO.
PBO (Point de Branchement Optique)
Boîtier de rue ou d'immeuble à partir duquel un câble individuel part vers le logement de chaque abonné, généralement pour desservir entre 3 et 12 logements. Limite : le PBO est l'un des points les plus fréquemment endommagés du réseau lors des raccordements successifs de nouveaux abonnés, ce qui en fait une cause récurrente de pannes pour les voisins déjà raccordés.
Source : le PBO est l'un des points les plus fréquemment endommagés du réseau
PM (Point de Mutualisation)
Point du réseau où les fibres de plusieurs opérateurs commerciaux se raccordent à l'infrastructure fibre mutualisée d'un opérateur d'infrastructure. Limite : selon la densité de la zone, un PM peut être situé en pied d'immeuble (zones denses) ou regrouper plusieurs centaines de logements dans une armoire de rue (zones moins denses), ce qui influence directement les délais de raccordement.
PTO (Prise Terminale Optique)
Prise installée dans le logement, comparable à une prise téléphonique, sur laquelle vient se brancher l'ONT ou directement la box fibre. Limite : dans les logements sans prise fibre préinstallée, la pose de la PTO fait partie intégrante du rendez-vous de raccordement et peut nécessiter des travaux mineurs (perçage, cheminement de câble) selon la configuration du logement.
RIP (Réseau d'Initiative Publique)
Réseau fibre déployé par les collectivités locales dans les zones moins denses, non couvertes spontanément par les opérateurs privés. Limite : ce sont les zones où le déploiement accuse le plus de retard, avec encore plus d'un million de locaux à rendre raccordables en RIP au premier trimestre 2026, contre des zones AMII quasiment achevées.
Source : encore plus d'un million de locaux à rendre raccordables en RIP au premier trimestre 2026
Splitter optique
Composant passif qui divise un signal fibre en plusieurs signaux, permettant de desservir plusieurs abonnés à partir d'une seule fibre issue du NRO. Limite : chaque division du signal par un splitter réduit sa puissance optique, ce qui limite le nombre de logements desservables sur une même fibre à distance donnée, généralement jusqu'à 64 abonnés en réseau GPON.
Zone blanche
Zone géographique non couverte par aucun opérateur, que ce soit en réseau mobile (4G/5G) ou en internet fixe, généralement située en zone rurale ou montagnarde jugée peu rentable à équiper par les opérateurs seuls. Selon le suivi du New Deal Mobile publié par l'ARCEP, 99,7 % des sites du programme « zones blanches - centres-bourgs » existants au 1er juillet 2018 étaient équipés en 4G au 31 mars 2026, un dispositif né de l'accord signé en 2018 entre l'État, l'ARCEP et les opérateurs. Limite : il ne faut pas confondre zone blanche et zone grise — dans une zone grise, un réseau existe bel et bien, mais sa qualité reste dégradée ou son débit insuffisant, une nuance importante puisque les dispositifs d'aide de l'État ne s'appliquent pas de la même façon aux deux situations.
Source : le suivi du New Deal Mobile publié par l'ARCEP
Zone dense
Zone urbaine à forte concentration de population où plusieurs opérateurs déploient chacun leur propre infrastructure fibre en parallèle. Limite : cette concurrence d'infrastructures en zone dense s'accompagne parfois de tensions sur les points de mutualisation en pied d'immeuble, plusieurs opérateurs devant y cohabiter, ce qui a d'ailleurs motivé le livre blanc sectoriel sur l'amélioration du raccordement.
Zone moins dense
Zone rurale ou péri-urbaine où un seul opérateur déploie généralement la fibre, le plus souvent via un réseau d'initiative publique (RIP). Limite : c'est dans ces zones que subsiste la plus grande partie du retard de déploiement national, les raccordements y étant en moyenne plus longs et plus coûteux à réaliser qu'en zone urbaine dense.
Source : la plus grande partie du retard de déploiement national